William L'épopée

Chapitre 2

Chapitre 2: La première bataille

« Messire,  c’est quoi un ‘chevalier’? Le nom d’un rang noble? » Me questionna Eanne.

Je stoppa brusquement. Une expression étonnée sur mon visage.

‘La chevalerie n’existe pas ici? Théoriquement c’est un titre de noblesse il me semble… Mais ce n’est pas que ça! Comment l’expliquer en quelques mots?? Je ne sais pas trop moi même ce que j’entends par ‘Chevalier’?!… Utilisons l’excuse de l’amnésie, yeah bonne idée!

« Ah, comment dire ça, j’ai du mal à m’en souvenir. On en reparlera à mon retour d’accord? »

« Nn, d’accord. J’espère que vous vous en sortirez! »Dit-elle en serrant fermement ma dague.

« Ah ah moi aussi, je dois récupérer l’arme que je t’ai prêté après tout! » Je ria, anxieux.

« Viens Guro, allons nous cacher! »

Elle prit son petit frère par la main, et le guida vers la maison que j’avais désigné. Elle regarda avec les larmes aux yeux le corps de son père, renifla et marcha vers l’avant d’un pas ferme.

‘Une jeune fille courageuse, j’ai l’impression qu’elle n’a pas eu la vie facile. Contrairement à moi…. Elle était plutôt jolie d’ailleurs, cheveux bruns, yeux verts, petite poitrine mais bien proportionnée d’après ce que j’ai pu voir malgré la robe ample..Stop!! Elle vient de perdre son père bon dieu!! Ne commence pas à baver sur une fille juste parce que tu l’as sauvé et que tu n’as jamais eu de copine!! Et puis elle est bien plus jeune que toi!!’

Après une bonne claque mentale, je recommença à me diriger vers le centre du village, résolu à faire mon possible pour aider les victimes des pillards.

‘Tiens au fait pourquoi je n’ai pas réussi à avoir une copine? Jeune, riche, musclé, visage correct, un bon combo non? Ai-je au moins cherché?… Il ne me semble pas, ou alors je suis du genre romantique? Tomber amoureux au premier regard?… Non clairement pas mon genre. Je n’ai juste pas chercher. Vrai, pas chercher. Ce n’est pas du tout parce que quand les filles que je connaissais en apprenaient plus sur moi, elles me trouvaient weird et ne cherchaient pas à se rapprocher! Nan pas du tout! Aucune raison! Ni parce que j’étais totalement timide et bafouillais quand je leur parlais…. Rah’

Je me remis un grosse claque, à l’obsédé complexé envers les filles que je suis. Cette fois me concentra fermement sur mon objectif. Faire fuir les pillards. Je marcha une ou deux minutes sans croiser aucun autre bandit, par contre je fis une dizaine d’autres corps généralement des genres de soldats et des hommes. Mais il y avait aussi une petite fille parmi eux…. Je débarqua finalement sur la place centrale du village, là d’où venait le bruit de bataille.

En face de moi, un grand espace, qui devait certainement accueillir la foire locale, ou les fêtes du village, entouré de grands bâtiments certains en pierre, d’autres en bois et torchis, mais tous avec au moins un étage. Il y avait aussi un grand bâtiment de deux étages qui semblait être une auberge d’après le genre d’enseigne avec l’image d’une choppe et un lit. C’était à ce niveau que les affrontements se déroulaient. Une soixantaine d’hommes vêtus de noir armés d’armes diverses épées, haches, lances, dagues, quelques arcs, … faisaient face à une vingtaine d’hommes ayant clairement l’air d’êtres des soldats. Ils étaient tous équipés de façon semblable gambison marron avec une rayure rouge sur les bords recouvert d’une cuirasse de bronze(?) ou quelque chose y ressemblant, bouclier rond, épée et lance. Un peu en retrait un autre homme qui semblait être le chef, vêtus d’un équipement semblable mais ayant l’air de meilleure qualité et décoré avec des fioritures. Derrière lui une petite cinquantaine d’hommes armés de bric et de broc pour certains, d’autres ayant certainement ramassés les armes des nombreux morts qui parsemaient la place. Les défenseurs protégeaient l’accès à l’auberge, où avait du se réfugier les vieux, les femmes et les enfants. Il semble que je débarque durant un temps mort dans les affrontements.

Le type semblant être le chef m’aperçut, et me regarda avec un drôle d’air. Il devait certainement se demander si j’étais un boss final pour eux à affronter, ou si je faisais partie d’un renfort inattendu. Les pillards ne m’avaient pas encore remarqué. D’ailleurs c’était de drôles de brigands, enfin selon moi, il me semble qu’il avait perdu facilement quarante hommes vu le nombre de corps vêtus en noir s’étalant sur la place, bien moins que les villageois et soldats réunis. Ce qui me pose aussi problème au passage. Quel genre de bandit peut accepter de rencontrer une résistance aussi féroce, perdre autant d’hommes et ne pas prendre la fuite. Ou même comment ces pillards peuvent-ils être juste inférieur en habilités face à ces soldats, certainement compétents s’ils accompagnaient leur seigneur. Pour moi un brigand n’est pas un militaire, capable de se battre plus que correctement ou d’accepter de perdre une grosse portion de ses compagnons. Pour moi un voleur attaque le faible sans résistance et s’enfuit avant de prendre des coups. Après c’est peut être ainsi que fonctionne ce monde, mais ça me semble tout de même suspicieux. Surtout qu’en regardant attentivement ils ont l’air d’être trop bien vêtus et équipés pour des simples pillards. Même si certaines armes avaient des traces de rouilles ou semblaient mal entretenues. Pour moi cela ressemblait plus à une troupe armée, des mercenaires ou un truc de ce genre.

Bon il est temps d’attirer leur attention, ces idiots ne m’ont toujours pas repéré. Ils étaient trop occupés à surveiller leurs opposants. Pourtant je fais un bon bruit de quincaillerie quand je marche. Ils sont sourds? J’espère que non.

‘Hum qu’est-ce que je pourrais dire, histoire qu’ils m’attaquent… Ouai je sais ils essayeront de me tuer dans tous les cas. Mais juste les interpeller ne serait pas drôle. N’est-ce pas?.. De bonnes insultes devraient faire l’affaire, mhm qu’est-ce qui pourrait vraiment les rendre furieux?… Essayons ça.’

Grande  inspiration, histoire que ma voix ne parte pas en vrille à cause de ma nervosité,  ce serait trop la honte. Je rougirais certainement de la tête au pieds. Remarque ils ne le verraient pas avec mon heaume. Allez courage!

« Hey! Vous là, les rascals faméliques! Ouai je parle aux femmelettes vêtues de noir qui s’attaquent à un pauvre petit village! Venez voir si vous pouvez affronter un autre vrai homme! » Je hurla attirant l’attention des pillards.

« Vous cinq tuez cet imbécile! » Cria un des types, probablement le chef des méchants, assez énervé. En interpellant le groupe à côté de lui.

C’est vrai qu’en regardant plus attentivement il était mieux vêtu que les autres. Appelons le ‘chef-méchant’. Le seigneur d’en face eut une trace de soulagement sur son visage, il semblait que j’étais de son côté, mais elle disparut rapidement sous l’inquiétude. Ouai je pouvais le comprendre, un pauvre type face à cinq autres, pour lui, et tous les autres, j’allais certainement me faire trucider rapidement. Mais c’était sans compter mon équipement, et le fait que j’avais suivi des cours pour le maniement de mes armes, même si je n’étais pas un expert loin de là, je savais me débrouiller je pense. Les cinq s’avancèrent vers moi.

« Que ça?! Pfff! Finissons en rapidement! » Dis-je histoire de mettre un peu d’huile sur le feu. Des hommes énervés font rapidement des erreurs.

« On va voir si tu seras si f’er après qu’on t’ra étrip' » s’exclama un des bandits… Numérotons-les, il sera bandit-2, bandit-1 je l’ai tué tout à l’heure.

Ils s’approchèrent de moi avec un peu de prudence, mais sûrs de rapidement en finir avec moi, après tout ils étaient 5 contre 1. Soudain je bondis en avant et transperça la poitrine de bandit-3 qui fut pris de court par ma vitesse, tout en percutant avec mon écu bandit-2 que je projeta au sol. Je sortis ma lame du torse de bandit-3 qui s’écroula avec un air surpris sur sa face. Je trancha ensuite de mon épée la gorge de bandit-2 avant qu’il ne se relève. Puis je recula rapidement avant d’être pris en tenaille par les trois autres. Cela ne m’avait pris qu’un instant. Je m’étais habitué à la vue du sang et à la sensation de tuer… En fait non pas vraiment, j’avais toujours autant envie de vomir. Et je forçais ma conscience en me disant que ces pillards ne méritaient pas de vivre pour ce qu’ils avaient faits. Les nombreux cadavres des pauvres villageois m’y aidaient.

Les trois autres bandits hésitaient à poursuivre l’assaut après mes actions. J’engagea alors bandit-4, celui le plus à droite, mettant entre moi et bandit-5 et bandit-6 mon écu pour me protéger d’éventuels coups pour un moment. Je donna un coup de taille avec mon épée visant le milieu du torse de bandit-4, il para avec son épée au dernier moment. J’attaqua ensuite avec un coup vertical plongeant vers sa tête, il tenta de parer mais sa lame se brisa, et mon épée s’enfonça dans sa tête. Je fus asperger de sang et de morceaux de cervelle, j’ai failli rendre le peu que j’avais dans mon estomac. Vraiment heureux de ne pas avoir mangé depuis 24 heures… Un coup violent percuta mon écu, et me fait manquer de perdre mon équilibre. Je me remis en position et me tourna vers bandit-5 et bandit-6. Je projeta mon bouclier sur bandit-6 pour le déséquilibrer et suivit avec un coup de taille, mon épée se coinça alors entre ses côtes. Bandit-5 profita du moment de latence avant que j’arrive à dégager mon épée pour me donner dans le dos. Mon armure encaissa facilement le choc, elle devait avoir juste une rayure je pense, l’épée du pillard par contre se brisa en mille morceaux. Ayant dégagé mon épée je coupa la tâte de bandit-5 qui regardait sa lame brisée d’un air stupide. Je fus une fois encore aspergée de sang. L’affrontement avait à peine duré 2 minutes.

Calmement j’essuya mon épée sur un des cadavres pour la nettoyer de toute trace de sang. Puis repris mon souffle, mine de rien c’était plutôt éprouvant. Je commençai à sentir une douleur sourde dans le dos, j’allais certainement avoir un bon bleu. La place était silencieuse. Je leva la tête, les défenseurs aussi bien que les brigands semblaient abasourdis par ma démonstration. Des commentaires commencèrent à s’élever un peu partout.

« Z’avez vu Rale lui a tailladé le dos tellement fort que son épée est tombée en miettes.. Et son armure de métal n’a pas une éraflure!! » Dit un bandit avec la moitié du visage déformé par une cicatrice. Assez horrible d’ailleurs, m’étonne pas qu’il soit devenu un brigand personne ne voudrait de lui…

« Il a tué les 5 hommes comme si c’était un jeu d’enfant… » Commenta un des soldats avec ahurissement.

« Ouah, sacré guerrier! »

Sérieusement ce n’était pas grand chose, j’ai l’impression que ce je porte est à des années lumières de leurs technologies dans la maîtrise du métal. Tout était tellement fluide.. Je shoota ensuite dans la tête tranchée et l’envoya vers le reste de la bande. Et cria:

« Hé, alors les femmelettes c’est tout ce que vous avez à me donner?! Je ne me suis même pas échauffé, allez venez venez!! Regardez ce que j’ai fait de vos petites copines! »

‘Toujours insulter la masculinité de l’ennemi pour le rendre furieux, ça fonctionne toujours ce genre de trucs avec les brutes… Il faut brouiller leurs moyens de réflexion..’

« …. Qui es-tu?! » S’exclama chef-méchant.

« Oh? Chevalier William Malas, ou plus simplement votre mort! » Répondis-je, en rengainant ma lame, et raccrochant mon écu. Peut être un peu trop grandiloquent, mais bon dieu ça sonnait classe. Je pris alors ma grande épée à deux mains dans mon dos, et me mis en position.

« Bon alors, à qui le tour parmi ces demoiselles? » Dis-je en pointant ma lourde lame d’une main vers en prenant une pose. Oh la vache c’est embarrassant! Je me mis ensuite en position pour les recevoir.

« Vous tous tuez-le!!! Chargez! » Hurla fou de rage ‘chef-méchant’.

« Comme si on allait le laisser seul » Hurla à son tour le seigneur des soldats.

Ce fut alors la ruée, une bonne partie des pillards foncèrent sur moi, tandis que les soldats percutaient une vingtaine d’entre eux, et commençaient à les affronter. J’inspira calmement et le massacre commença. Je tua le premier d’entre eux, bandit-7, en le décapitant d’un coup fluide, puis coupa le bras de bandit-8, qui clapit de douleur en serrant son moignon, dans le même mouvement. J’enchaîna ensuite les coups et les parades, faisant voler des têtes, coupant bras et jambes. Des fois je coupais un homme en deux. Je recevais aussi ma part de coups, mais mon armure les arrêtait tous sans soucis. Je devais juste faire attention aux failles et à la fente de mon heaume afin d’éviter d’être blessé sévèrement. Au fur et à mesure que la mêlée progressait je me déplaçais de façon à ne pas être gêné par le nombre grandissant de corps au sol, reculant vers une ruelle pour éviter qu’ils me submergent sous le nombre. Voyant cela et malgré les pertes qui s’accumulaient de leurs côtés les pillards continuèrent férocement dans leur tentative à me tuer.

Au bout d’une vingtaine de minutes j’occis le dernier des pillards, bandit-39 qui tentait de me fuir. J’avais reculé de 50 mètres depuis le début des affrontements. Je revins sur mes pas lentement, évitant de regarder les hommes que j’avais tué, bien trop nombreux. Je me sentais vide et épuisé aussi bien physiquement que mentalement. Du sang partout sur le corps, et même sur mon visage. Mon armure était passé d’un beau brillant métallique, a rougi par le sang frais. Quand je revins sur la place je vis que le combat était presque terminé, les soldats, au nombre de 10 désormais, avaient encerclé le ‘chef-méchant’ qui était couvert de blessure. Ils essayaient de le capturer, mais le pillard ne se laissa pas faire et se jeta sur la lame d’un des soldats, rendant ainsi son dernier souffle. Le seigneur fut étonné de me voir revenir sans aucun dommage apparent et couvert de sang. Je souris nerveusement. ‘Je devais l’avoir surpris un bon nombre de fois depuis qu’il m’avait vu…’

« Merci de nous être venu en aide, messire, vous nous avez sauvé la mise. » Me dit le seigneur. Il était jeune maintenant que je le voyais de plus près, peut être un peu plus âgé que moi? Il avait l’air épuisé, et promena un regard triste sur la place.

« Inutile de me remercier, je n’ai fait que ce je jugeais juste et nécessaire. »

« Non non, vous nous avez rendu un grand service, je suis Philip Grac D’Arnua, le fils du Lord de la province d’Arnua. Quel est le nom de notre sauveur et d’où venez-vous? » Me demanda-t’il poliment, remplis de gratitude.

« Chevalier William Malas, pour le reste je ne sais pas. J’ai perdu la mémoire de mon passé, enfin une partie vu que je sais mon nom et que j’ai certaines connaissances. Je me suis réveillé tout seul ce matin dans une forêt inconnue toute proche et j’ai marché jusqu’à ce village. Ce qui m’a amené à ce résultat. » Expliquais-je.

« C’est malheureux pour vous, mais heureux pour nous, si je peux me permettre. » Me dit-il avec un sourire. Il continua: « D’après votre armure je peux déjà vous garantir que vous n’êtes pas d’ici, mais que vous venez de très loin. Je n’ai jamais entendu parlé d’une armure de ce genre, ni d’un métal aussi résistant… »

« Ah… C’est possible je suppose, une partie de la végétation de la forêt ne m’était pas familière. »Dis-je d’une voix hésitante, histoire de confirmer ces suppositions et ne pas éveiller d’éventuels soupçons.

« J’aimerai vous remercier comme il se doit, mais j’ai des tâches à accomplir et prendre soin de mes hommes. Ah ne vous inquiétez pas, des renforts sont en route. Cette nuit le village sera sûre. Je dois vous laisser pour l’instant, veuillez m’excuser. »

« Bien sûr, je dois moi même aller chercher deux jeunes dont le père s’est fait tué quand je suis arrivé, et que j’ai sauvé. »

« Bien, ne vous inquiétez pas, mes hommes s’occuperont de votre part du butin. Vous avez facilement tué une quarantaine de ces pillards à vous seul. » Il me semblait un peu nerveux.

« 37 seulement. »

On se sépara, lui en direction de ses hommes pour donner ses instructions, moi vers l’endroit où les jeunes étaient cachés.

‘C’est vrai que c’était un gros chiffre. J’avais exterminé un gros tiers de leur effectif total sans aucune blessure apparente… Je m’effraye moi même… Notamment la vitesse à laquelle je m’étais habitué à tuer ces criminels. Est-ce normal? Enfin c’était nécessaire pour survivre… Hum? What! Part du butin, de quoi parlait-il??’

« Excusez-moi Messire Malas, vous disiez que vous avez deux jeunes tandis que leur père est mort? Connaissez-vous leurs noms? » Me demanda un homme dans la cinquantaine avec une barbe fournie…

« Eanne et Guro, vous êtes? » Répondis-je.

« Majo, le chef de ce village. Ah les enfants de Paul, c’était le cordonnier du village. Ils sont donc orphelins, malheureux pour eux, leur calvaire ne fait que commencer. »Dit-il d’une voix remplie de tristesse.

« Hum, je ne comprends pas, vous n’allez pas en prendre soin? La jeune fille, Eanne, peut certainement travailler avec un peu d’aide… » J’étais perdu.

« J’aimerais bien, mais au vu de la situation cela risque d’être difficile, chacun doit panser ses plaies seul. De plus même si Eanne pourrait se marier à un jeune d’ici ou d’un village voisin qui accepterait de prendre en charge son jeune frère… Personne n’accepterait, leur mère était réputée pour donner naissance à des horreurs, ou avoir de nombreuses fausses couches. Personne ne voudrait d’une femme qui ne peut pas probablement donner naissance… Encore plus quand elle ne possède qu’une petite maison en bordure du village et les outils de son père… » M’expliqua-t’il.

« Qu’est-ce qu’ils vont devenir alors? »

« Ils iront probablement dans une ville tenter de survivre, rien de bon je crains. »

« Ah… »

« Merci d’avoir sauvé notre village Messire Malas, je dois vous laisser maintenant. »

« Oui, je comprends. » Répondis-je pendant qu’il s’éloignait.

‘Je me doute qu’une jeune fille et un jeune garçon allant dans une ville pour survivre ne conduira à rien de bon pour eux dans ce genre de monde… C’est triste… Et ils le savent certainement…’

Je me mis en route dans leur direction, essayant de chasser ces tristes pensées.

« Messire! Messire! » M’appela un des soldats.

« Oui? »

« Merci de votre aide, mes camarades et moi-même avons rapidement fait les poches des pillards, voilà votre part. » Me dit-il en me tendant une bourse nerveusement.

« Oh, merci. » Dis-je un peu surpris.

Enfin ouai je suppose que c’est logique de récupérer ce qui avait de la valeur sur les cadavres de nos victimes. Même si ça me laissait un drôle de goût dans la bouche, je ne vais pas faire le difficile. Je pris le sac et l’ouvrit, une pile de pièces scintillantes se trouvaient à l’intérieur. Un grand nombre de pièces. Des pièces de cuivres, de bronze et d’argent, et quelques pièces d’or parmi elles. Certainement une bonne somme je pense.

« Ah ne vous inquiétez nous rassemblerons aussi les autres biens de vos victimes. Vous n’allez pas me croire mais ils avaient tous un cheval!! Merci encore de nous avoir sauvé!! » Dit-il avec excitation avant de courir reprendre le pillage des cadavres avec ses camarades.

« Hum ok… »

‘Ouai bon j’ai de l’argent maintenant c’est déjà ça… Reste à savoir sa valeur réelle… Au dur… Faut aussi que je débarrasse de ce sang, un tour à la rivière s’impose. Je vais avoir besoin d’aide pour m’extraire de cette armure et la nettoyer… Je vais demander aux petits jeunes… Je vais avoir besoin d’un serviteur à l’avenir je pense… Oh! Je peux peut être engager les deux orphelins à mon service non? Cela résoudrait mon problème et le leur. J’ai de l’argent maintenant! Après est-ce qu’ils voudront servir une personne amnésique.. Bonne question..’

Sur ces réflexions je repris ma route vers l’extrémité du village d’où je venais. Je ne fus plus interrompu et j’arriva rapidement à la porte de la maison où se cachait Eanne et Guro. Quand soudain je m’arrêta.

‘Minute! Le soldat a parlé de cheveux en butin… Eh! J’ai tué 37 pillards! Je ne vais pas avoir 37 chevaux si?! Qu’est ce que je vais faire d’autant de canassons, 3 c’est déjà largement suffisant!! Croisons les doigts pour que j’ai mal compris ce qu’il me disait….’

Sur cela je poussa la porte et entra dans la maison.


Chapitre 3

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s