William L'épopée

Chapitre 4

Chapitre 4: Résultats

« Nous avons rassemblés toutes les possessions ayant de la valeur des pillards que vous avez tués dans ces caisses. Une partie était trop abîmée pour être encore utilisable… » Dit le jeune Lord en me jetant un drôle de regard.

« Ah ah, oui je me suis laissé un peu emporter.. »Dis-je en me grattant la tête un peu gêné.

Philip Grac sourit, il avait l’air soulagé. Puis continua:

« Il y a curieusement essentiellement des équipements ou armes de qualités. Ils pourront se revendre un prix correct en ville si vous n’en avez pas l’utilité… Ah pour le transport je peux vous fournir un chariot, ne vous inquiétez pas. »

Je m’approcha des caisses près de nous. Il y avait un peu de tout, épées, dagues, haches, lances, masses, boucliers, casques,.. Seulement 3 armures en bronze, je ne me souvenais pas que certains pillards en porté, oh une des armures était quasiment coupée en deux. Je comprend mieux la politesse et la prudence dont fait preuve Sir Grac, je ferais pareil si devant moi se tenait une personne capable de quasiment couper en deux une personne en armure lourde… Par ailleurs les armes étaient essentiellement en fer, certaines en bronze. Je ne voyais pas d’équipements défensifs en fer, mis à part des petites plaques cousues sur une tunique de cuir, une brigantine, une vingtaine d’entre elle. Les nombreux brassards et jambières étaient en bronze. Les casques aussi, ils ressemblaient beaucoup aux casques des grecs de l’Antiquité. Chose agréable tous les objets avaient été nettoyé des traces de sang.

‘Hum, d’après ce que fois le bronze est encore beaucoup utilisé ici, le fer commence à faire son apparition… Cela me fait beaucoup plus penser à l’époque de l’Antiquité sur Terre en termes d’équipements, mais l’environnement ressemble au Moyen-âge… Ouai c’est un autre monde. Oh une des lances est entièrement en fer, pas de manche en bois!’

Je tria un peu et rassembla des équipements qui semblaient corrects pour le projet dont j’avais eu l’idée tout à l’heure. Pendant ce temps le jeune Sir attendait patiemment. Il faisait vraiment de son mieux pour me gagner à lui. Je sélectionna un set de brassards et jambières, plusieurs épées de tailles différentes, plusieurs dagues, deux boucliers, la lance en fer, plusieurs brigantines et gambisons, ainsi qu’un des casques en bronze. Je laissa de côté les cuirasses de bronze. Je mis tout cela dans une des caisses. Je la prendrais plus tard, là où loge les jeunes. J’y déposa nonchalamment d’une main le sac contenant la monnaie, je suppose que c’est sûr ici, et le bruit des pièces me devenait trop insupportable. Je n’avais pas la sensation de porter un aussi gros poids que 10 kilos…  Le jeune Lord fit une drôle d’expression, un peu comique, mais se reprit rapidement, et me regarda de nouveau dans les yeux.

« Merci de votre patience, continuez je vous pris. » Dis-je après avoir terminé.

Le jeune Sir pris la direction du nord, vers une sortie du village. On croisa sur la route de nombreux soldats en armure, ils me faisaient vraiment penser à des soldats grecs. J’étais curieux de voir comment ils se battaient durant une bataille à grande échelle. Formaient-ils des phalanges? Ou chargeaient-ils sans formation? J’espère que la réponse à cette question se fera la plus tard possible. Je vis un large nuage de fumé noire et épaisse vers l’est, ils brûlaient certainement les morts en me rappelant que la place avait été débarrassé des nombreux cadavres. Notre guide se mit soudain à parler:

« Les pillards étaient tous à cheval, une condition obligée pour nous surprendre non préparés. Enfin je dis pillards mais c’était certainement une troupes de mercenaires professionnels qui s’étaient déguisés. »

‘Oh, il le dit franchement… Bon en même temps seule un débile penserait qu’ils ne sont que des brigands classiques. Ils ne correspondent pas à l’idée que n’importe qui se ferait de bandits!!’

Il poursuivit en se tournant vers ma position:

« Je pense que vous vous en doutiez. » Dit-il avec un sourire en coin. « J’ai donc pris la peine de répartir le plus équitablement possible les bêtes. Qui sont d’ailleurs de belles bêtes, difficile de choisir. Elles pourraient facilement vous rapporter 10 à 20 pièces d’or par tête à la capitale. Ah vous ne savez probablement pas à cause de votre amnésie. Mais des cheveux utilisables pour la guerre, ou même juste pour monter sont assez chers. Les pertes durant les guerres n’ont fait qu’accroître le prix déjà cher d’un bon cheval. Il ne doit avoir qu’une petite dizaine de milliers de chevaux dans notre province d’Arnua, comme dans les territoires environnants. Nous devons faire venir la plus grande partie de nos chevaux de provinces assez éloignées, via navires la plupart du temps. Une cavalerie est très coûteuse à former à cause de cela. Seuls les riches peuvent se permettre de monter des chevaux de ce genre. La plupart se contente de chariots tirés par des bœufs, ânes ou chevaux de labour. »

« Ce qui rend d’autant plus incohérent qu’un groupe de simples bandits ait autant de montures. » Commentais-je.

« Exactement. Il y avait parmi elles un magnifique étalon noir, digne d’un grand guerrier ou noble, je n’hésiterais pas à mettre 50 pièces d’or pour l’avoir personnellement, même plus. Vu que sans vous nous serions probablement tous morts, il est légitime et tout à fait que je vous le laisse. » Dit-il tout excité.

« Vous êtes trop généreux. »

‘Essayer de m’acheter avec un cheval, tellement flagrant franchement… Cela ne me dérange pas trop, ça me rassure en fait quand à ma valeur dans ce monde.’

« Ah on arrive à l’enclos où les chevaux on étaient rassemblé. Il y a 3 étalons, 11 hongres et 23 juments si je ne me trompe pas. » Acquiesçant légèrement à mon compliment.

Je vis devant moi de nombreux chevaux se déplaçant dans un champs entouré de barrières de bois. J’avais fait beaucoup d’équitation depuis que je suis jeune. Je m’y connaissais un peu en chevaux. Même s’ils n’étaient pas aussi biens que les bons chevaux sur Terre, franchement ils étaient plus que corrects, de belles bêtes oui.

Soudain mon regard vu pris par une magnifique bête, la robe noire comme la nuit, racée, fougueuse, fière. J’avala ma salive, les yeux écarquillés. Je n’avais jamais vu un tel cheval. Même sur Terre il serait prisé par les connaisseurs. J’entendis Eanne gasper derrière moi, et Guro faire un petit « ouah ».

‘C’est lui l’étalon noir? Mec… Adjugé vendu, je suis totalement avec toi!!’

« Alors comment vous le trouvez? » Me demanda-t’il les yeux remplis de malice, satisfait par l’expression que je venais d’afficher.

« Magnifique! »

« Je le savais. » Dit-il avec un petit rire. « Les selles sont juste entreposée dans le petit espace de stockage à côté. » Continua-t’il. « Je vous laisse j’ai des choses à faire. Nous partirons dans 3 jours après la rencontre diplomatique, j’espère que vous nous accompagnerez alors. Nous nous occuperons des chevaux gratuitement jusque là. »

« Bien sûr, ce sera avec plaisir, merci. » Répondis-je sans quitter des yeux l’étalon.

Un moment après son départ je me dirigea finalement vers la petite hutte où il avait stocké les équipements des chevaux. Ils portaient encore leur licol d’après ce que j’avais vu. J’ouvris la porte, et entra. De nombreuses selles, je suppose les 37, étaient entreposés là avec les rênes et les mors. Je pris une des selles pour l’inspecter. Elle n’était pas comme les selles modernes. Elle était essentiellement en cuir, mais avec une partie en bois qui formait à l’avant et à l’arrière un genre de petit dossier. Comme les chaises en bois qu’il y avait à mes cours de fac, mais seulement la partie supérieure en bois.

‘Oh pas d’étriers, ils ne connaissent pas ça, alors qu’ils utilisent le mors?.. Il me semblait que les étriers étaient plus anciens. Il va falloir que j’en fasse, je ne peux pas monter sans ça avec une telle armure je pense. D’autres tâches à faire en plus. Ouai j’ai du temps avant de partir.’

« Eanne peux-tu prendre une selle? Guro mais trois paires de rênes et de mors dans mon heaume. » Dis-je en prenant une selle sous chacun de mes bras.

Je sortis ensuite et me dirigea vers la place du village. Tous les deux m’obéirent et me suivirent en silence avec un air de regret en direction des chevaux. Je souris.

‘Ne vous inquiétez pas, nous reviendrons demain, et vous les verrez alors de bien plus près.’

Nous arrivâmes bientôt à l’endroit où les caisses étaient entreposés. Je déposa mon fardeau dans celle où j’avais rangé les objets qui m’intéressaient, et fit signe à Eanne et Guro de faire de même. Puis hésitant je demanda:

« Cela ne vous dérange pas si je loge chez vous jusqu’à notre départ du village? »

« Non. Je m’y attendais. » Dit Eanne inquiète.

« Ah, très bien. . Peux-tu m’aider à transporter cette caisse jusque chez vous? » Dis-je en saisissant un côté de la caisse. Elle prit l’autre et on se mit en route. Je poursuivis curieux:

« Ah d’ailleurs comment cela va se passer pour votre maison? Vous êtes propriétaires? Vous allez devoir la vendre non? »

« J’irais voir le chef du village quand il sera libre, il rachète les demeures de ceux qui partent, il les entretient jusqu’à ce qu’un nouveau venu souhaite s’installer, il revends alors. »

Nous arrivâmes chez eux, une maison avec un étage, le rez de chaussée était divisé entre l’espace de vie et le lieu où leur père exerçait son métier, servant d’Atelier/Magasin/Entrepôt tout à la fois. L’étage possédait trois chambres et un autre espace de stockage. Il y avait une cour au fond qui servait pour traiter le cuir. Leur père s’appelait ‘cordonnier’ mais il travaillait sur tout ce qui était composé de cuir, et non pas seulement les chaussures, ce qui serait bizarre dans un village de cette taille. Je fis laisser la caisse dans l’atelier et on se dirigea vers la cuisine, où je m’assis avec eux à la table afin de discuter. Soudain mon estomac se mit à gargouiller violemment, c’est vrai que j’étais affamé. Eanne se releva et dit qu’elle allait faire à manger en même temps que nous discuterons. J’acquiesça gêné.

« Hum par où commencer… Quand j’ai dit que je voulais vous prendre à mon service, ce n’était pas seulement en temps que serviteur. Mais aussi que je souhaitais vous former au métier des armes. Vous apprendre tout ce que je connais et les valeurs d’un chevalier. Chez moi, où que ce soit, on appelle cela un ‘écuyer’. Bien sûr je comprendrais que vous ne souhaitez pas mettre votre vie en danger. Si c’est le cas que vous soyez simples serviteurs ira aussi. » Commençais-je à expliquer.

« Messire Malas vous parlez pour moi aussi ou seulement pour mon frère? » Demanda-t’elle surprise.

« Tous les deux… Il n’existe pas de femmes soldates dans cette région? »

« Si, mais très peu… »

« Ok. La vrai question est-ce que vous acceptez ou refuser? Je vous formerai pendant probablement plusieurs années, surtout Guro, vous devrez obéir à mes ordres, combattre. La vie ne sera pas facile. » Je les informa.

« On sera aussi fort que vous? » Posa Guro les yeux pétillants.

« Peut être si vous travaillez durs. Au niveau du salaire je vous paierais 5 pièces d’or chacun par an, il augmentera selon vos accomplissements. Et bien sûr je payerais pour toutes les dépenses nourritures, vêtements, armes, armures, etc… » Dis-je en souriant.

Eanne hésita, regarda son frère, puis moi, repensa à ce que j’avais dit, puis inspira et dit:

« Nous acceptons. »

« Très bien. » Gardant mon sourire.

‘Elle est tellement mignonne. Toutes ses expressions étaient lisibles. Si elle n’était pas si jeune je tenterais ma chance je pense… hum.. Non stop! Ce serait profiter de leur difficile situation!’

« Je commencerai votre entraînement dès demain. Mais avant toute chose, il faut que je règle le soucis des équipements. Il va falloir ajuster ce que j’ai amené dans la caisse pour que cela vous aille, enfin on fera ça demain matin. Votre père travaillait le cuir, il a du te transmettre un peu de son savoir non? » Dis-je en m’adressant à Eanne.

« Oui bien sûr »

« Parfait, donc aucune difficulté à refaire selon mes instructions les équipements que j’ai apporté. Ah et j’aimerais que tu m’aides à ajouter quelque chose aux selles Eanne. Cela s’appelle des étriers, Guro est-ce que tu peux m’apporter quelque chose pour dessiner? »

La fin de soirée se déroula ainsi, j’expliqua à Eanne ce que j’attendais au sujet des étriers. Elle me dit qu’il n’y aura aucun problème. On passa ensuite au sujet des armures, elle pourra les retravailler pour les ajuster à la taille de Guro et la sienne. Elle eut quelques hésitations pour Guro, après tout il allait encore beaucoup grandir et elle pensait que c’était une perte. Je la rassura. On passa au repas. C’était un bouillon de légumes avec des morceaux de beauf séché je pense, je ne mentirais pas en disant que je trouva ça divin, mais après c’était la première fois que j’avais eu aussi faim, cela a du jouer un rôle. Je complimenta Eanne qui me voyant manger avec appétit devint soudainement très embarrassé.

Pendant qu’elle débarrassait les plats, j’aborda la question des vêtements, je n’avais que ce je portais après tout. En lui demandant si je pouvais prendre les vêtements de leur père, qui si je me souvenais bien était dans les environs de ma taille. Elle ne trouva rien à y redire, même si elle fut un peu surprise et fit tomber ce qu’elle portait. Elle se pencha devant moi pour ramasser et j’eus alors une vue plongeante sur sa poitrine qui était entourée d’une bande de tissu, qui ne cachait pas grand chose de sa forme. Rouge Je détourna rapidement mon regard, afin d’éviter que mes pensées s’emballent.

‘Mauvais mauvais! J’espère qu’elle ne s’en est pas rendu compte! Oh ça me fait penser… Ouai mais expliquer cela va être compliqué et vraiment gênant…’

Je commença alors à dessiner ce que j’avais en tête, et tenta d’expliquer ce que j’avais représenté à Eanne quand elle revint s’asseoir. Après beaucoup de moments gênants et ayant finalement compris ce que je balbutiais, Eanne hocha vigoureusement la tête et pris mon schéma, rougissant. Je crois que c’était le moment le plus embarrassant de mon existence. Expliquer ce qu’était un soutien-gorge à une jeune fille et comment en faire un. Plus jamais de la vie je referais ça. Tellement gênant.

Oh par ailleurs, j’écrivais avec un morceau de graphite, et le papier que j’utilisais n’était pas du papier mais un morceau de cuir pas très épais un peu délavé. C’était certainement un déchet.

Le jour s’assombrissant je pris la direction  qu’ils m’avaient indiqué vers la chambre de leur père en leur souhaitant bonne nuit. Eanne me regarda bizarrement en jouant avec une des deux bagues de l’index de sa main gauche, curieux d’avoir deux bagues sur le même doigt…. Je suppose que le fait de ne plus avoir leur père devait leur faire étrange, et bien sûr les rendre tristes… Une des habitudes à prendre rapidement dans ce monde, se coucher avec le soleil, car pas de soleil pas de lumière ou alors s’éclairer avec des bougies de graisse ou de cire. Ce qui est éclair de façon pas terrible au passage par rapport à nos bonnes vielles lumières électriques. Les lampes à huile étaient pour les gens aisés d’après Eanne. J’entra dans la chambre, le lit était large avec un cadre de bois et un matelas, il avait l’air plutôt confortable. Les draps étaient en laine d’après le touché. L’oreiller était certainement fait avec des plumes. Je m’assis sur le lit.

‘Ah! Merde! J’ai totalement oublié!! Pas moyen que je dorme comme ça!’

Je sortis rapidement de la chambre, et interpella Guro et Eanne qui étaient entrain de monter.

« Vous pouvez m’aider à enlever mon armure? »

Après avoir déposé les pièces d’armure au sol et mon surcot de mailles sur une chaise, je les remercia et leur dis qu’ils pouvaient s’en aller. Eanne sembla hésiter,  elle manipulait nerveusement une des deux bagues d’argent qu’elle avait sur l’index de la main gauche.  Je la rassura que je n’avais plus besoin d’aide, qu’elle pouvait y aller et que je les rappellerais demain pour qu’ils m’aident à la remettre. Elle sortit avec un air rassuré. Je pris ça comme une bonne amélioration de nos relations, si elle commençait à s’inquiéter pour son employeur cela ne pouvait qu’être bon signe.

Vu qu’on était en été je me rendis à la fenêtre pour ouvrir en grand les volets, qui n’étaient qu’entrebâillés, afin d’avoir de l’air frais durant la nuit. La nuit commençait à tomber. Soudain un cri brisa la calme atmosphère du crépuscule.

« Putain de merde, il y a trois foutus lunes!! »


Chapitre 5

 

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